‹ La libertéChapitre 21 sur 106 · Distinction de la psychologie et de la physiologie · texte numérisé non relu

Distinction de la psychologie et de la physiologie

Tout n'est pas là. Il reste encore des conquêtes à faire sur le domaine du phénoménisme. La trame des modes, psychiques ne s'interrompt pas ; nous ne cessons, nous ne pouvons iîesser un seul instant d'agir et de sentir ; chacun de nous reste donc perpétuellement conscient de lui-même à travers le flux incessant de la vie. Ainsi^ je me sens non seulement un à travers la multiplicité de mes états, mais encore permanent à travers leur succession. Chacun de nous est à l'égard de ses modes comme un éternel présent.

Unité, identité du sujet pensant : voilà par conséquent les vraies données de la conscience ^.

Dès lors, la preuve de la liberté fondée surTeffort acquiert une force npuvelle . L'activité librp ne nous . apparaît plus comme une sorte d'anomalie, ce n'est pas un saut brusque dans l'absolu. La loi générale de la conscience est d^ ne saisir aucun état du moi qui ne contienne et ne révèle ùnec ertaine spontanéité. ? / ,

Jouffroy ne se contente pas de creuser les preuves de la liberté qu'il trouve dans le milieu ambiant. Il évoque de leur sommeil séculaire ces arguments généraux qa'op aimait à développer çiux premiers âges de la psychologie et qui s'appuient s.ur; Jfi^

Page 1