Principes de Psychologie, c. ix
que chacun ait la liberté de désirer ou de ne pas désirer, ce qui est la proposition réelle impliquée dans le dogme.du libre arbitre, c'est ce qui est en désaccord avec la perception interne de chacun ». En d'autres termes, la conscience ne dépose pas çn faveur de la liberté. Bien plus, et c'est là l'idée personnelle d'Herbert Spencer, la conscience mieux interrogée, suivie à travers l'évolution des états qui la constituent, atteste clairement que la li-*' berté, entendue à la façon traditionnelle, n'est qu'une belle illusion. En eflfet, l'acte volontaire ne peut être regardé comme spécifiquement distinct de la forme qu'il doit revêtir un jour; or tout acte volontaire tend à devenir automatique. « Ainsi, « tandis que l'enfant qui apprend à marcher veut « chaque mouvement avant de le faire, l'adulte, « quand il va quelque part, ne pense point à ses « jambes, mais à quelque endroit vers où il veut a se diriger, et dans les pas qu'il fait sucessivement « il n'y a pas plus ou pas beaucoup plus de volonté « que dans la succession de ses mouvement respi- « ratoires ^ ». On remarque le même passage de la liberté à l'automatisme dans la connaissance des langues, de l'art d'écrire, de la musique, etc. La