‹ La libertéChapitre 55 sur 106 · Activité mentale^ c. m · texte numérisé non relu

Activité mentale^ c. m

« sociale. On voit, par exemple, des groupes pàrle- « mentaires se joindre pour voter sur telle ou telle <i question, tant6t à tel groupe, tantôt à tel autre* «c On les voit parfois se dissoudre et les éléments « qui les composaient entrer dans des groupes dif- <( férents, et ne plus se retrouver ensemble. On « voit des ouvriers, des paysans se réunir, appelés a par la loi, dans un régiment, passer d'un régi- « ment à un autre, obéir aux mêmes chefs, partice ciper aux mêmes actes, combattre comme un a seul homme, puis, le temps du service fini, rente trer chez eux, reprendre leur métier, quitter <( leurs habitudes militaires, ne plus voir leurs <( compagnons d'armes. Tout fait social est évidem- <( ment la synthèse des actes combinés d'un certain <( nombre d'hommes, actes tendant vers un même a but ou vers des buts harmoniques ». Ainsi des phénomènes psychiques eux-mêmes : ils sont sans cesse en travail, tantôt pour s'unir, tantôt pour se combattre » "i.

Mais la lutte n'est qu'une loi secondaire, dont le fout est d^écarter ce qui nuit à l'harmonie. La loi principale, la loi caractéristique des états de conscience, c'est la convergence vers un terme don-

i. L'activité, mentale^ Cl.

né : c'est la finalité, oc Tout fait psychique est un « système, une synthèse d'éléments plus ou moins « bien coordonnés : que nous prenions une sen- « sation de Touïe ou de la vue, une idée, un « sentiment, une volition, nous trouvons tou- « jours que ce phénomène est complexe et que « les éléments en sont coordonnés de quelque a manière. C'est une loi de l'esprit qu'aucun phé- « nomène psychique ne peut se produire avec des flc éléments totalement incoordonnés. Et c'est à « la coordination même que le phénomène doit « son unité » ^. Ouvrons un livre et prenons une phrase quelconque, celle-ci, par exemple : La « science des étoiles a^eu son berceau près du ber- (k ceau même du genre humain, dans les belles ce plaines de Sennaar. Ces mots, mis à la suite les « uns des autres, éveillent en nous diverses idées, « qui s'associent et forment un tout. Il y a dans le « fait de lire une phrase en la comprenant une vé- « ritable synthèse psychique ; des mots, des sons, « des images, des idées s'associent dans un acte « unique, convergent, vers un même résultat . . . « Et la phrase ainsi comprise peut à son tour ence trer comme élément dans des combinaisons di- « verses. Nous pouvons, par exemple, la faire en-

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