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Schopenhauer, Essai sur le libre arbitre, en

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tive n'a d'autre effet que d*être le théâtre où éclate et se poursuit le conflit des motifs. L'homme a laisse les motifs -essayer à plusieurs reprises leurs forces respectives sur sa volonté en se contrebalançant les uns par les autres, de manière que sa volonté se trouve dans la même situation qu'un corps sur lequel différentes forces agissent en des directions opposées, jusqu'à ce qu'enfin le motif le plus fort oblige les autres à lui céder la place et détermine seul la volonté » ^ .

Le motif est cause efficiente ; par là même la liberté n'existe pas. De plus, elle ne peut pas exister. Il y a dans son concept une contradiction fondamentale; il est impossible, en effet, de la concilier soit avec l'universalité soit avec l'essence même de la causalité.

Il y a trois ordres , de causes dans le monde : 1® la causation proprement dite, qui est une action purement mécanique; 2<> l'excitation qui a rapport aux plantes ; 3» la motivation qui est propre aux êtres conscients ou capables d'états représentatifs. A ces trois ordres de causes correspondent trois ordres d'effets de même nature. Dans une telle hiérarchie de causes et d'effets, y a-t-il place pour la liberté? On le dirait. à première vue ; car

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