‹ La libertéChapitre 70 sur 106 · Schopenhauer, £s5at sur le libre arbitre^ c. ii · texte numérisé non relu

Schopenhauer, £s5at sur le libre arbitre^ c. ii

Avec rhorame apparaît, il est vrai, quelque chose d'original, à èavoir la représentation abstraite. Mais c'est parprogrès imperceptibles que l'abstrait se dégage du concret, il n'en est qu'un raffinement longuement élaboré. Rien ne se fait par bonds dans l'univers ; tout s'y développe graduellement, tout y suit le principe de continuité : de telle sorte que du commencement à la fin, si différents que les résultats puissent paraître, il n'y a toujours qu'une même force se déployant d'après une même loi, qui est la causalité. Le développement de l'être est un dans son principe et dans sa loi.

Il ne faut donc pas se a laisser tromper par l'immatérialité des motifs humains, consistant en simples pensées qui ne se rattachent ni au présent ni au milieu ambiant et dont les obstacles ne sont eux-mêmes que de simples pensées, agissant comme des motifs contraires » ^. « Les motifs sont des causes et toute causalité entraîne la nécessité » 2.

Le principe de causalité est universel. L'expérience nous révèle avec une lumière toujours croissante qu'il s'applique à tous les ordres d'activité ;

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