Bais, spécul. III, 136, Barni
espèce de causalité des êtres vivants, en tant qu'ils sont raisonnables, et la liberté serait la propriété de cette causalité d'être agissante indépendamment des causes étrangères qui la déterminent, de même que la nécessité physique est la propriété de la causalité de tous les êtres privés de raison d'être déterminés à l'activité par l'influence de causes étrangères )*. La nécessité physique était une hétéronomie des causes efficientes ; car nul effet n'était possible qu'à la condition que quelque autre chose déterminât la cause efficiente à la causalité. Que peut donc être la liberté de la volonté, si ce n'est une autonomie, c'est-à-dire cette propriété de la volonté d'être à elle-même une loi ?
2» Une volonté libre et une volonté soumise à des lois morales sont une seule et même chose *. « On ne peut concevoir une raison, qui, ayant conscience de son propre jugement, reçoive d'ailleurs une direction ; car alors le sujet n'attribuerait pas à sa raison, mais à un mobile la détermination du jugement».
30 Si la volonté libre et la loi morale ne font qu'un, l'homme participe à la dignité souveraine de cette loi. La liberté humaine est sacrée