QUESTION DES DOUANES
des relations; il serait puéril d’insister aûn de montrer qu’il gagne à la liberté des échanges.
Pour les professions diverses qui se rattachent à l’agriculture, à l’industrie et au commerce, presque toutes s’appliquent à des services locaux, à des emplois d’activité qui n’ont rien à débattre avec les droits de douane, mais qui subissent la charge qui en résulte.
Nous en dirons autant des professions diverses, et notamment des professions libérales, appelées à payer plus cher le produit, qui, de l’aveu de M. Thiers, renchérit du moment où la prétendue s’exerce ; un petit nombre de producteurs peuvent en tirer un avantage, acquis aux dépens de tous les consommateurs. Disons-le en passant, ceux qui s’attachent à faire briller le côté du produit assuré, suivant leur système, à quelques industries indigènes, ont soin de ne pas montrer le triste revers de la médaille ; ils n’ont garde de rechercher qui paye ce profit, sur qui en retombe le poids. Mettre en avant les charges d’un budget de 2 milliards, pour imposer encore sous une autre forme, non pas au profit du Trésor, mais au profit d’une fraction restreinte de la population, ceux qui acquittent déjà leur part des dépenses publiques, c’est, il faut l’avouer, une manière assez singulière d’alléger leur position.
Les personnes qui subsistent de leur revenu et qui recueillent le fruit légitime des travaux accomplis et des épargnes faites, ont évidemment une perte à subir quand le régime économique tend au ren-