‹ La liberté d'enseignement: histoire et doctrineChapitre 12 sur 103 · Gah. du clergé de Bordeaux, art · texte numérisé non relu

Gah. du clergé de Bordeaux, art

venait de la € difficulté des moyens y>, que la qualité des écoles et des maîtres se ressentait gravement de leur pauvreté . Tristes produits de l'initiative et des libéralités particulières que ces Universités nombreuses, dépourvues de chaires et d'instruments dont M. Liard a précisé la situation déplorable^ ces petits collèges, qui seraient à peine aujourd'hui tJes écoles primaires, et ces écoles élémentaires dont les maîtres étaient recrutés au hasard, le moins cher possible* ! Rentes ou dotationsétaientmaigresenproportion desbesoins. Nombre de communes n'avaient pas d'écoles, faute de pouvoir ou de vouloir les payer. On voit les vignerons de Taverny s'indigner que l'instituteur vienne chez eux quêter un salaire*. Voilà un poste qui devait être furieusement recherché ! Écoutons les plaintes des bourgeois de Château-Thierry^, mécontents de n'avoir pas de collège à leur portée : pourquoi n'en créent-ils point à leurs frais? Pourquoi les protestants de La Rochelle, blessés dans leurs convictions par les exercices rehgieux

1. Liard, V Enseignement supérieur en France en 47 89, 1. 1«', livre !•'. — Champion, article cité.

2. Cahier du Tiers État de Taverny (A. P. V, 127) : « Le maître vient de porte en porte quêter, et diminuer ainsi la portion trop modique du vigneron. »

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