‹ La liberté d'enseignement: histoire et doctrineChapitre 18 sur 103 · Bouquier, Exposé des motifs · texte numérisé non relu

Bouquier, Exposé des motifs

LA RÉVOLUTION FRANÇAISE l LES LOIS 53

leurs libéralités réservées par nécessité aux écoles primaires poar un mépris calculé des lumières et du progrès intellectuel *•

L'indignation deThibaudeaun'y fit rien. Ce fut sous ce reproche que succomba, après un an d'essai incomplet et précaire, leur œuvre remplacée par un nouveau décret que rapporta Lakanal, le 27 brumaire an III (17 novembre 1794)', et bientôt par la loi organique du 3 brumaire an IV ^, proposée par Daunou à la Convention, l'un et Tautre, conséquences et effets de la réaction thernoidorieune. Lès luttes de la Montagne et de la Gironde avaient depuis le 26 juin 1793 réduit au silence ces hommes au moment où ils apportaient à la Convention leur plan d'instruction, calculé de manière à instituer des études supérieures par Tindustrie des particuliers : Siéyès, président au 23 mai 1793 du Comité d'instruction, l'ancien oratorien Daunou, l'ancien congréganiste Lakanal, nous les retrouvons tous après thermidor, protestant avec Tévôque Grégoire contre le vandalisme de leurs adver-

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