Séance du 18 germinal an VII, 7 avril 1799. [Moniteur, p
disent aa nom de la liberté, sans parvenir à en fixer définitivement la forme et les conditions. Tous ces décrets se ressentent de la diversité des systèmes contradictoires, dont les législateurs s*inspirent. L'incertitude de la législation, dès qu'elle a commencé de se former, trahit Tinsuffisance de la méthode qui lui a servi de base, c'est-àdire l'emploi d'une mâme formule indistinctement appliquée à des objets fort diJSerents : instruction nationaleaveclalibreconcurrence des particuliers, instruction réglée sur la libre recherche de la vérité dans des établissements publics; instruction distribuée par l'Église pour la propagande de ses doctrines, avec ou sans contrôle de l'État.
Combien plus simple et plus logique semblait le vœu du peuple en 1789, auquel cette législation ne répondait point, dont elle s'écarta chaque jour davantage : la nécessité pour un» peuple libre d'avoir des écoles nombreuses, excellentes, son droit d'en réclamer à l'État, quand l'initiative des particuliers lui paraît insuffisante ou défectueuse !
La Révolution laissait à Bonaparte l'avantage sur elle de réaliser ce vœu national: nous allons voir ce qu'il en advint pour la liberté des écoles et des esprits.