‹ La liberté d'enseignement: histoire et doctrineChapitre 3 sur 103 · PRÉFACE VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE VII

droits proclamés en 1789, dans leur rigueur, dans toute leur extension, et les hommes attachés au dogme de T'iinité de race et de croyance, partisans de la force au service de ce dogme, il n'y a pas place pour un groupe qui aurait le dessein, avoué ou non, d'invoquer la liberté au service de certaines causes, de ce qu'ils croient la vérité et de la refuser à Terreur, de faire un choix entre les articles de la Déclaration, et de formuler des réserves même sur ceux qu'ils jugent acceptables et utiles. Il y a des républicains en définitive et des ultramontains. Dans quel parti faut-il classer les ligueurs qui, n'invoquant point la Déclara* tion des Droits, réclament le droit de penser, de parler et d'enseigner? On peut le demander aux fondateurs de la Ligue de l'Enseignement libre. Il est prudent d'attendre leur réponse avant de s'enrôler sous leur bannière.

Il m'a paru prudent aussi, à cette heure, d'examiner la valeur et le fondement de la plainte qui s'élève d'un nouvel abus de la force sur le droit. Peu importent les victimes. Pour un membre du Comité de la Ligue des Droits de l'homme, n'est-ce pas presque un examen de conscience?

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