‹ La liberté d'enseignement: histoire et doctrineChapitre 4 sur 103 · TP · texte numérisé non relu

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TIII LA LIBERTÉ D*ANSEIQNEMBNT

c Si VOUS êtes contre la liberté^ dites-le franchement, s'écriait M. Aynard, aa mois de février 1902, dites-le! » Par cette exclamation, l'honorable défenseur de la liberté d'enseignement indiquait à la Chambre que pour lui, comme pour M. Poincaré, avocat à Rouen de la même cause, défendre cette liberté, c'était empêcher la République de renier la liberté en générale Avec les Constituants de 1848, avec les fondateurs de la Ligue qui vient de naître, avec beaucoup de libéraux, de républicains très résolus, faut-il tenir pour démontré, faut- il admettre sans examen que le droit d'enseigner est impliqué dans les droits que la société moderne a proclamés comme les fondements essentiels de sa Constitution et de ses progrès? « Il y a des points dans l'histoire des peuples qu'on ne doit plus remuer : l'Édit de Nantes en était un : la loi sur la liberté de Tenseignement en est un autre. » C'est la dernière phrase du testament laissé par Lacordaire à Montalembert^ : c'est la première du manifeste

1. Officiel du 14 février 1902. Discours de M. Ed. Ayaard. — Discours de M. Poincaré à Rouen, 9 mars 1902 (voir Hevue internationale d'Enseignement, 15 mars 1;H)2).

2. Testament du père Lacordaire^ publié par le comte de Montalembert, 1870, Paris, p. 147.

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