LB XIX^ SIÈCLE : LA GUERRE A L*UNIYBRSITÉ
ment. Ils lui reprochent, avec Mirabeau, d'être poar les peuples une charge oppressive, et pour Findastrie particulière une concurrence privilégiée. Avec Condorcet, ils blâment l'oppression pour les familles, l'atteinte au droit naturel d'enseigner, forme et conséquence, comme la liberté de la presse, delà liberté de tous les citoyens. Leur arsenal est déjà pourvu de toutes les armes créées par les hommes d'Etat et les penseurs de la Révolution, bonnes avec leur marque unique pour détruire à la fois la forteresse universitaire dressée par le conquérant, et l'édifice scolaire ardemment désiré par la nation ^
Les colères que provoqua, le 17 février 1815, la première ordonnance de Louis XVIIP chez Lamennais éclairent mieux encore ses espérances et ses desseins. Il écrivait le 6 mars à son frère : t Maudites soient la fille et la mère, Tancienne et la nouvelle Université! Maudits soient les fabricateurs de cette infernale engeance ! Maudits ceux qui l'ont fait naître et qui contribueront à
i. Pour l'ensemble de cette campagne, en 1814, voir Dutac, L'Université Impériale jugée d'après les principes généralement adoptés sur Véducation et Vimtruction, (Paris, Matignon, 1814.) — Anonyme, DeFontanes et son Université, et la collection de VAmi de la Religion^ il et lit. (Grimaud, Histoire de la Liberté d'Snseignementt p. 1 1 1 . ) é