LE XIX« SIÈCLE : LA GUERRE A L^UNIVERSITÉ
d'aatorisatioD, c'était moiQS de rigaeur. Ce n'étaient pas la justice, la liberté données à ceux qui Toulaient, pour refaire une nation libre, le droit d'instruire le peuple. <c Rien de stable, rien de grand ne peut se tenter; disons plus, rien de moral », écrivait alors dans le Globe^ le futur directeur de TÉcole normale, Dubois.
Comme justement Lamennais, irrité par la soumission des évéques et les décrets du roi, donnait aux catholiques le mot d'ordre fameux de son livre retentissant, le Progrès de la Révolution (1829), comme il les invitait à crier < Liberté I » : liberté de conscience, liberté de la presse, liberté d'éducation, Textréme-droite ultramontaine qui montait à l'assaut de l'Université rencontra la gauche, obstinée aux mêmes attaques. Et tous en commun s'armèrent contre elle d'arguments semblables ramassés péle-méle dans les souvenirs et les discussions des polémiques antérieures, au hasard d'un combat qui pendant deux ans se poursuivit sans trêve.
A la veille du triomphe de celte coalition, il importe de classer les espérances et les revendications des partis.