‹ La liberté d'enseignement: histoire et doctrineChapitre 44 sur 103 · Le Globe^ 22 sept. 1829. ^ Le National^ 6 mai · texte numérisé non relu

Le Globe^ 22 sept. 1829. ^ Le National^ 6 mai

103 LA LIBERTÉ D^ENSEIQNEMENT

Avec son chef Lamennais^ avec les prêtres oa laïques qui déjà Tentourent, Lacordaire, Charles de Montalembert^ Rohrbacher, Harel de Tanc* rel, F. de Mérode, le parti catholique employait tous les moyens pour détruire l'Université. Il citait et admirait volontiers TAmérique ; il vantait un régime où il n'y avait point d'écoles d'État : « L'industrie et les arts sont libres; instruire est une marchandise comme les autres! » — « Les inspecteurs des études, ce sont les parents ; la garantie de sa bonté, c'est la concurrence. Les bons établissements ne manqueront pas de prospérer, les mauvais tomberont d'eux-mêmes *. »

Monopole, concurrence, liberté, tous ces mots empruntés au langage industriel feraient croire à l'unique souci chez ces hommes d'ouvrir à leur gré des fabriques d'instruction. Et pourtant, ils ont d'autres prétentions : à côté de l'enseignement des connaissances humaines, où « tout est bon et indiffrirent en soi », il y a Véducation réelle, religieuse, la seule qui importe en vérité. Il faut qu'elle se répande par tous les canaux de la société moderne, par la presse, par la parole

1 rAmi de la Beligionj 30 août 1828 et les pamphlets cilés^ par Grimaud, Histoire de la Liberté d'Enseignement. Paris 1898, p. 188.

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