LE XIX« SIÈCLE : LA GUEBBE A L^UNIVERSITÉ
marches et leurs vœux : renseignement primaire ^ C'est l'objet des articles dans lesquels Dubois et Duchâtel réclament en 1838 au Globe la liberté. C'est l'objet de la discussion qui s'engageait à la Chambre, le 11 juin 1829, entre les adversaires et les partisans des écoles mutuelles. Si les libéraux d'alors réclament la liberté > d'enseignement, c'est pour instruire le peuple. * S'ils détestent et critiquent l'Université napoléonienne^ c'est qu^elle néglige cette partie essentielle de ses fonctions, c'est que la négligeant elle l'interdit même à l'initiative privée. Leur idéal est justement le contraire des espérances catholiques. Loin de vouloir détruire les écoles publiques, ils les voudraient étendre à toute la France. Ce n'est pas eux qui diraient que, dans les connaissances humaines, « tout est bon ou indifférent ». A défaut de l'État, ils mettent dans la nation instruite, éclairée, leur confiance, l'espoir de la liberté. Mais, préoccupés du peuple et de l'école primaire, ils commirent Terreur d'attaquer en bloc l'Université de Napoléon, son monopole, ses autorisations, invoquant les bien-
i. Le Globe, 28 mal et 7 juin 1828 : « Toute bonne loi sur renseignement primaire devrait à notre avis commencer par ces mots... —Accordez au clergé un droit de suprématie... alors renseignement primaire sera en souffrance. »
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faits de la concarrence et le droit de la liberté contre les collèges d'État, sans se soucier de ce qu'il pouvait y avoir de bon dans ces Écoles pour Téducation des classes moyennes. Tandis qu'ils voulaient perfectionner, ils s'unirent à ceux qui voulaient détruire l'enseignement de l'État, malgré les avis clairvoyants de M. Vatimesnil *. Et ainsi, en 1830, ils donnèrent aux catholiques la victoire.
1. Le ministre, le 7 juillet 1828, acceptait la suppression du monopole et demandait le maintien de l'autorisation • parce qu'il s'agit de l'intérêt de l'enfance ». [Ârcà. Parlent. ^ !!• série, t. LV, p. 627.)