Ordonnance citée par Hue, la Loi Falloux, 1901, p
2. Séance du 18 mars 1837. {Monite%Mr^ 1. 1, p. 612.) — Guizot, Mémoires, t. III, p. 108. — A. Rendu, De rinstruetian secondaire, p. lai.— séance du 25 avril 1844. {Moniteur du 26 avril
tien d'ancien régime, qui a pesé lourdement sur toute notre histoire au dernier siècle.
Pour la réaliser, Guizot et ses amis faisaient appel, comme la royauté d'autrefois, à TÉglise, à la religion, aux curés. « Que fait, que doit faire le maître d'école ? Est-ce qu'il donne à une certaine heure une leçon de morale et de religion? Non, il ouvre et il ferme l'école par la prière ; îl fait dire la leçon dans le catéchisme. Il donne des leçons d'histoire par la lecture de l'écriture sainte. Il doit donner à toute l'instruction un caractère moral et religieux. — Sans aucune espèce de doute, les croyances religieuses, les espérances religieuses sont, avec les lumières que vous travaillez à répandre, le meilleur moyen de dissiper cette misère morale, ces périls nouveaux auxquels les classes révolutionnaires sont en proie *. »
Et le ministre qui se faisait de l'instruction nationale xîette idée achevait ainsi l'exposé de ses desseins et de sa politique. « Il est du plus grand intérêt pour cette société, d'un intérêt plus grand que jamais de propager l'empire des croyance*» religieuses *. » Certes, il avait raison : ce n'était
1. Séance du 2 mai 1833. (voir Hue, laLoiFallouûs, p, 179-182.)