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124 LA LIBERTÉ D*BNSBIGNEMENT

esprits d'heareax germes d'une indépendance honorable et d'une raison réservée, mais libre ^. » Tandis que par TÉglise, la monarchie conservatrice arrêterait la « prolongation dans le peuple du mouvement et des idées de Tesprit révolutionnaire^, » par l'Université elle empêcherait les classes moyennes de s'abandonner à la dictature ; elle les élèverait dans cet amour de la liberté et de rindépendance raisonnables^ dans ce culte d'une monarchie éclairée et contrôlée qui demeura l'idéal de Guizot, de ses amis, de son parti.

Ni révolution, grâce à la loi primaire ; ni Bonaparte, grâce aux collèges d'État, et l'école multipliée selon le vœu de la nation, telle fut la politique inaugurée par Guizot, faite à la fois d'emprunts à l'ancien régime pour servir l'Église, et au régime impérial pour fortifier TÉtat orléaniste, et qu'il a définie ingénument : « La vraie grandeur consiste à savoir se restreindre; la vraie force à savoir se contenir. »

Comme le premier des Concordats français,

1. blxposé des motifs du projet de 1836 dans les Âreh. Parlent.. (!!• série, t. C, p. 84.) — La théorie y est tout au long exposée.

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