‹ La liberté d'enseignement: histoire et doctrineChapitre 56 sur 103 · Séance du 15 mars · texte numérisé non relu

Séance du 15 mars

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déjà peu accessible aa doate, et surtout à l'aven.

Dans cette occasion d'ailleors, en bon politiqae, il ne s'attarda pas aax regrets stériles, il ne s*obstina pas. Il crnt à la fois « plus simple et plus habile » de donner la liberté pour réduire les adversaires de l'Université au silence ». II jeta du lest, afin que rUniversité, allégée du poids des haines et des critiques dont le monopole impérial, depuis 1808, l'avait accablée, se relevât plus forte, € au niveau d'une grande institution nationale ».

Pas plus que la loi de 1833, le projet de 1836 n'était un projet foncièrement, véritablement libéral. C'était une œuvre de calcul, de diplomatie, non de principe. « La prééminence des études publiques, disait-il très haut alors, doit remplacer le monopole. Le triomphe des établissements publics est nécessaire à la société. » Nul n'a signalé avec plus d'énergie que Guizot à ce moment les dangers de la liberté d'enseignement, industrie ou propagande, de a ce charlatanisme mercantile et de cette passion politique prêts à obséder les familles dont les lumières et la prudence ne suffiraient pas toujours à les déjouer* ». Plus tard encore, il a déclaré dans

i. Exposé des motifs, 2 janvier 1836. (Ârch. Pari., t. C, p. 89.) Jamais on n^a expose en termes plus' forts les défauts de la liberté d*enseignement.

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ses Mémoires qae le grand problème moderne était c le gouvernement des esprits », et que l'ezpé rience condamnait « comme une solution orgueilleuse et insouciante la prétention des esprits à se gouverner eux-mêmes* ». Il demeurait fei*me en ce système que la direction des âmes était un droit et un devoir de la religion à Tégard du peuple, que, d'autre part, TÉtat pouvait et devait établir des liens intimes entre les générations successives des classes moyennes et lui. Ce qu'il accor-* dait à ses adversaires, c'était seulement l'abandon de certains procédés de gouvernement.

Il y en avait d'excessifs: la taxe établie par l'État sur les institutions privées, l'obligation de faire suivre les cours de l'Université aux élèves libres, la défense d'en recevoir, si les maisons d'État n'avaient pas une clientèle suffisante. Guizot les supprimait. L'interdiction d'ouvrir une école secondaire sans une autorisation de l'Université était remplacée par des examens moraux et intellectuels imposés aux candidats, obligés en plus de soumettre leurs plans d'études et leurs méthodes, de subir les inspections publiques, toutes mesures de détail dont l'ensemble équivalait à une

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