Exposé des motif^s, Ibid. — Mémoires, t. III, p. Iô
2. Dupanloup, De la pacification religieuse, 1845, et Montaïembept, Discours à la Chambre des Pairs, 12 janvier 1845. {Moniteur, 13 janvier 1845.)
3. JBxposé des motif», A.-P., t. C, p. 88. tll fallait à la fols garder la place et ouvrir les portes. »
là une dépense sage, prudente, une de ces dépenses qui rapportent en ordre public, en vraies lumières, en bon état des esprits, infiniment plus qu'elles ne coûtent en argent*. » Alors la pleine liberté des établissements privés serait sans inconvénient : quel danger dans une concurrence qa*ils ne pourraient pas soutenir !
Singnlière liberté industrielle, en vérité que celle où rËtat entrepreneur écraserait ses concurrents parla puissance du budget ! Singulière liberté de conscience que celle où, laissant à la religion le soin de gouverner le peuple, la royauté réclamait le droit de gouverner depuis l'enfance l'esprit de la bourgeoisie.
Voilà pourtant les fondements du régime qu'on s'est habitué, faute d'examen, en citant les lois au hasard, sans connaître la pensée du législateur, à nous présenter comme l'évangile, l'arche sainte de la liberté. Ce fat un Concordat, par conséquent une œuvre de diplomatie, de politique : le rejet du projet Guizot laissa l'œuvre en suspens pendant quatorze années, remplies par les luttes célèbres entre Montalembert, les évoques
1 . Eûppasé des motifs^ L G, p. 88.— Discours du 15 mars 1837 : « Je dirai que nos établissemeDts doivent être en état de sou« tenir la concurrence. C'est là le point fondamental de la loi, »
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pressés de conclure, et les universitaires. Villemain, Cousin rétifs, par peur des congrégations, au compromis imaginé par Guizot^ La loi Falloux, le 15 mai 1850, mit fin à ces lattes. Le Concordat fut signé *.
c Je n'ai pas fait de la liberté d'enseignement le triomphe exclusif de mon parti et de ma personne », écrivait plus tard M. de Falloux^, l'auteur droit et adroit de la loi que Madame Schwetchine a jugé en amie et en femme d'esprit. — « Nous avons substitué l'alliance à la lutte », déclarait Montalembert*. — « Cette loi est une transaction^ » ajoutait M. Thiers. Ce que Guizot avait
1 . Pour rtiistoirc des différents projets et des débats, entre 1837 et 1847, voir Grimaud» Histoire de la Liberté (TSnêeiffne" ment, qui les a très complètement exposés, p. 258 à 384. 11 faut corriger, en ce qui concerne le parti républicain, par Tarticle excellent de Weill [Revue Intem, de rsnseign,^ 15 Janvier 1899), et aussi le livre de Debidour, rÉglise et l'État, chapitre IV.
2. Pour la loi Falloax, nous citerons De Falloux, le Parti catholique, 1856. — rÉvêque d'Orléans, 1879. — Mémoires d'un royaliste, 1888. — De Lacombe, Débats de la Commission d'Enseignement. Paris 1899. — Lagrange, Vie de Mgr Dupanloup, 1865. — De la Gorce, Histoire de la Deuxième République, t. II. — Hue, La Loi Falloux, Paris 1901. — Voir le texte entin dans le Bulletin de VInstruction publique, 18!$0, 1. 1.