CHAPITRE IV
LA III* RÉPrBLIQUE ET L'ENSEIGNEMBNT NATIONAL.
Lorsqu'on 1789, la nati on avait été invitée par le roi à examiner les causes de la détresse et de la ruine où, sans la consulter, il l'avait conduite, elle avait dénoncé sans hésitation et unanimement la pauvreté, Tinsuffisance de ses écoles et fréclamé de TÉtat qui la consultait enfin la création d'un service d'instruction, national, complet, approprié à ses besoins, digne de ses espérances et des destinées qu'avec une belle confiance, au milieu de cette crise, elle entendit se donner. / Quatre-vingts ans plus tard, en 1870, les Français se retrouvèrent dans une détresse analogue, plus grave : c'était cette fois l'ennemi vainqueur d'un gouvernement en fuite qui les obligeait à refaire leur examen de conscience. Il ne s'agis- \ sait plus de la bourse, mais de la vie. Ces dix mil- 1 lions d'ignorants, que Taine déclarait indignes et [ incapables de fixer eux-mêmes leurs conditions