CHAPITRE PREMIER
LE DROIT d'enseigner
Il n'y a aucun espoir de discuter utilement le problème de la liberté d'enseignement avec certains de ses partisans*.
Lorsque le parti catholique obtint, en 1833, de
i. On trouvera dans Grimaud, Histoire de la Liberté d^Bnseignement, Thistoire de leur campagne et toute la suite de leurs arguments. J*y ajoute certains articles plus récemment parus : MM. de Mun, Discours prononcé à Lyon, Paris, 1899; Bidou, Histoire de la Liberté d'Enseignement, Paris, 1899; Reverdy, président de l'Assoc. cathol. de la Jeunesse française, Le rôle de la Jeunesse catholique dans le temps présent; Franc-Maçonnerie et Liberté d'Enseignement (Revue de la Jeunesse cathol., avril 1899) ; L. Roumier, La Question de V Enseignement, Paris (Assoc. catholique de la Jeunesse française.]
Guizot le droit à Técole primaire, ce fat pour inscrire aussitôt le catéchisme en tête des pro* grammes officiels et faire de Tinstituteur public le répétiteur et « le serviteur du curé ». Voici, par un des apôtres de la liberté d'enseignement , dans ce parti, MgrParisis, le commentaire de la loi Falloux. Il dispense de tout autre : « J'ai compris que les évoques entreraient dans les conseils pour y défendre la liberté et conséqtLeni-' ment l'intégrité, l'inviolabilité de ces saintes doctrines dont il ne leur est pas permis de changer un iota*)). Enfin, la loi de 1875 sur les écoles supérieures fut, pour les catholiques deV Univers, la € reconnaissance du droit de l'Église* ».
Quand on veut étudier sincèrement le problème de la liberté des écoles, ce n'est pas avec le clergé qui n'a pas le droit, au point de vue catholique, de réclamer la liberté d'enseignement : « Il n'est pas conforme à l'esprit de TÉglise, disait J. Simon, de réclamer la liberté d'enseignement, la liberté de la presse, la liberté de conscience, toutes libertés de même origine et de même nature ^. »
Laissons donc les arguments que certain parti