J. Simon, Zt^^r^^ de conscience , p
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a si fréquemment cherchés dans l'histoire pour se dispenser peut-être d'établir la vérité d'une doctrine gênante, et ce parti lui-même. Examinons avec des philosophes tels que Condorcet et J. Simon, avec les esprits libres qui ont formé la Société Condorcet, les penseurs vraiment fidèles à la tradition républicaine, G. Monod, Clemenceau, les conditions et les fondements du droit, en matière d'éducation et d'instruction. Ces libéraux, ces républicains s'émeuvent justement à la pensée d'une liberté menacée, d'un droit proclamé, établi qui sous la République pourrait être repris : liberté de la conscience et de la recherche, droit du maître, droit du père de famille. Ils reprennent, plus sincèrement que Thiers, auteur et avocat de la loi de 1850, la formule : « La République, c'est la liberté donnée à tout le monde. >
Or, il ne s'agit ici ni de tradition, ni d'élan sentimental, mais de raison. Et la raison ne connaît pas d'autre méthode pour résoudre un problème que de le définir d'abord, dans toute son étendue et dans ses limites. C'est la règle constante : convenu omni, convenu uni. Tout ce qui s'y trouve contenu, rien de plus. Il ne faut pas parler de la liberté en général, de la liberté de
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coQScience, de la liberté individuelle, de la liberté de la presse, mais de la liberté et da droit d'enseigner .
Qa'est-ce que renseignement : qui enseigne, à qui enseigoe-t-on, et pourquoi ? Voilà ce qu'il importe de fixer, pour s'occuper non de droit ou de liberté en général, mais d'un certain droit, d'une certaine liberté.
Enseigner, c'est transmettre ce que l'on croit, ou ce que Ton sait, et aussi, hélas ! ce que l'on croit savoir, avec les moyens dont l'homme dispose, par l'écriture, par la parole. — La leçon du maître, ou du livre, est faite pour tous les âges et tous les sexes. — Son objet enfin est intéressé, ou désintéressé, source de profits pour qui la donne et la reçoit, ou besoin de répandre et de connaître la vérité, une doctrine, une foi, pour elles-mêmes.
Autant de modes d'enseignement en conséquence, différents par la matière, la forme et l'objet.
G^est par un abus de mots singulier qu'on a entendu souvent le parti catholique appliquer à la prétendue mission surnaturelle de ses profes-
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seursia parole du Christ aux apôtres : « Buntes et docete^ allez et faites- vous professeurs * ! > L'en* seignement de la foi chrétienne, de toute foi, prescrit aux disciples par le maître ou par leurs convictionsy n'est pas de même ordre que la leçon d'un savant à des élèves soucieux d'apprendre la méthode et les résultats de la recherche scienti^ fique. En 1875, Ernest Bersot prenait le parti de son ami Saint-Marc-Girardin, mécontent de la transformation des cours publics de Facultés en leçons moins oratoires et plus restreintes. Il demandait pour le grand public, à côté du livre, « l'enseignement autrem^nt vivant de la parole, rémotion contagieuse et l'électricité des foules »• Il disait avec esprit : « Le fait d'inviter un grand nombre de personnes pour les entretenir d'un sujet ne prouve pas nécessairement qu'on ne leur enseignera rien ^. » Bersot avait raison : encore faut-il définir et distinguer la leçon de méthode qu'on va chercher à l'Université de la leçon générale, spirituelle ou éloquente, qui peut se donner ailleurs.
1 . Lettre offlcielle des évêques de France contre les ordonnances de 1823 qui fermaient les écoles de Jésuites. « L'Évangile ne dit-il pas: Eunùes et docete 9» Ami de la Religion, 20 août