‹ La liberté d'enseignement: histoire et doctrineChapitre 81 sur 103 · LE DROIT D*KNSE1GNER · texte numérisé non relu

LE DROIT D*KNSE1GNER

Pairs, qui le jugeait pour avoir ouvert contre la loi une école, déclinait ses qualités: « Charles, comte de Montalembert, maître d'école et pair de Fr»tce ». le geste était beau peut-être, mais faux. La patrie lui conférait le droit d'enseigner ses idées à ses collègues de la Chambre haute. Comme un simple citoyen, et en très grand orateur, il pouvait aller prêcher aux foules la parole chrétienne. Son journal V Avenir devait être libre, comme sa parole. Nul n'a plus enseigné que lui, politique ou religion, opinions ou croyances. Nul aussi n'a plus contribué à obscurcir, après ravoir ce jour-là violée, la règle que l'école n'est ni la chaire, ni la tribune : pour ôtre un orateur comme Montalembert, on n'est pas un maître, sans s'être au préalable employé avec éclat ou engagé au service de la science. Qui peut enseigner, n'est pas de droit professeur. Le droit naturel du citoyen à enseigner, à parler ou à écrire dans la cité n'est pas le fondement de rÉcole.

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