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CHAPITRE III

l'école : LES DROITS DE L'iNDUSTRIE ET DE LA CONSCIENCE.

Ce n'est pas seulement par ses matières ou par ses auditoires que l'enseignement se caractérise, c'est par son objet.

Lorsque certain parti prétend au droit d'enseigner pour le prêtre, en invoquant sa mission divine et la parole du Christ aux apôtres, il ne suppose pas sans doute que renseignement chrétien rentre dans la définition donnée par Mirabeau à la Constituante : « Enseigner est un genre de commerce. » Mais en fait il y rentre, si une maison religieuse donne contre rétribution à des élèves des leçons qu'un particulier oflFrirait au public pour gagner son pain et celui des siens. Et d'ailleurs, c'est sur le terrain commercial que, depuis un siècle, les catholiques se sont placés pour attaquer les maisons d'État^ industries aussi bien que les leurs. Leur langage, au temps de Lamennais et depuis, ces mots de mono-

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pôle, concnrrence libre et bienfaits de la concurrence, avantages de certains produits sar d'autres, sont empruntés an commerce, à ses usages et à ses lois. Ils parlent ainsi pour atteindre l'adversaire par le ridicule « de transformer l'État, le souverain en maître d'école salarié » ^ Mais ils laissent oublier quil y a non moins de ridicule à faire d*un professeur de latin revêtu de la robe le successeur des apôtres, et de l'uniforme d'un métier, un titre à une mission divine.

Les enseignements diffèrent par leur objet : les règles qui les déterminent changent avec cet objet.

Le but de l'enseignement est-il de répandre une croyance, une vérité de foi ou de science, une doctrine, ou même une opinion^ pour le triomphe de ces croyances, par amour de Dieu ou de la vérité, pour le bien des hommes convertis et convaincus, et par la joie désintéressée de Tapôlre, qui n'exclut pas l'ambition, il s'appuie sur les droits imprescriptibles de la conscience.

Si la leçon au contraire est l'échange total ou partiel d'un capital de science acquis par l'effort et par l'épargne, contre espèces payées

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