‹ La liberté de conscienceChapitre 160 sur 269 · M. d’Haussonville, 11., p · texte numérisé non relu

M. d’Haussonville, 11., p

2. Le concordat fut considéré, en France, comme l’acte le plus contre-révolutionnaire du gouvernement de Bonaparte. Le Corps législatif, quoique complètement asservi, donna le premier signal de résistance en choisissant pour son président, le lendemain du concordat, Dupuis, auteur de Y Origine de tous les cultes. En 4 84 4, lorsque le Sénat, sous l’inspiration de Talleyrand, promulgua une constitution dérisoire pour livrer avec un simulacre de légalité le trône à Louis XVIII et la France aux ennemis, les cinq premiers articles ne contenaient que la garantie des dignités, des grades, des richesses acquis au service de l’empereur que l’on trahissait, le sixième et dernier article promettait la liberté des cultes et des consciences; tant on comprenait bien la nécessité de rassurer le peuple sur le premier et le plus nécessaire de tous les droits.

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