PARTIE 111. LES CONCORDATS
que partout, l’impôt du sang ; mais ils n’appartenaient à l’État que par leurs sacrifices. On les souffrait sur ce sol où ils étaient nés, où reposaient les os de leurs ancêtres, sans Iss élever à l’égalité, sans leur donner le droit de bourgeoisie. On n’invoquait plus contre eux la mort de Jésus-Christ, mais leurs usures, leurs rapines, les traits distinctifs de la race qui en faisaient un peuple à part, et leur donnaient d’autres intérêts que les intérêts généraux du pays. En 1806, le gouvernement français accorda un sursis d’un an à tous les cultivateurs non négociants qui se trouvaient débiteurs des juifs 1 . Une ordonnance de