‹ La liberté de l'enseignement. --Chapitre 64 sur 86 · DUPEURS ET NIAIS · texte numérisé non relu

DUPEURS ET NIAIS

Et VOUS VOUS laissez abuser par ces folles terreurs, et vous acceptez les coups de bâton qu'on vous donne, pourvu que quelques-uns s'égarent sur les épaules des moines.

Donc nous, nous voulons la liberté d'association sans restrictions et pour tout le inonde. Et peu nous importe que vingt trappistes de plus viennent bêcher un jardin, si vous tous, immense classe ouvrière^ vous obtenez enfin le droit d'opposer à vos maîtres une armée de frères unis et solidaires.

Toute liberté, quelle qu'elle soit, est l'avantage du grand nombre, tout arbitraire, quel qu'il soit, est son dommage. C'est pourquoi nous serons toujours du côté de ceux qu'on opprimera de quelque nom qu'ils s'appellent.

Les Concordats.

Il y a des gens qui sont partisans des concordats.

Ces gens sont incontestablement des hommes du passé, qui n'ont, évidemment, aucune idée des bases sur lesquelles les sociétés à venir doivent se constituer.

Qu'est-ce qu'un concordat ?

Un traité entre deux puissances, la puissance spirituelle et la puissance temporelle, toutes deux se faisant des concessions mutuelles, et s'efforçant de s'arranger pour vivre ensemble en bonne intelligence.

Lorsque chacun reconnaissait l'existence de ces deux puissances, lorsqu'il y avait un empire et une papauté, rien n'était plus logique qu'un concordat. Les nations qui, comme l'Angleterre et la Hussie, mêlent la puissance temporelle et la puissance spirituelle, pouvaient

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