VIEUX SERMENTS, VIEUX (-ALONS
fassent donc amend-e honorable à rEmpire, qu'ils demandent pardon à M. Rouber, et qu'ils réhabilitent ceux qu'ils ont insultés.
Je les défie de sortir de ce dilemme.
Nous, nous n'avons pas raturé un iota de nos ancienn-es opinions. En 1882 comme en 18G9, nous croyons que la République est la République,, c'est-à-dire la liberté, et nous n'y reconnaissons d'autre autorité que celle du suffrage universel, et encore à condition qu'il ne porte pas atteinte à cette liberté. Nous ne pouvons nous persuader que ce que nous jugions pratique alors soit devenu impraticable, et nous votons avec simplicité tout ce qui nous paraît réaliser nos rêves.
Non, mon cher monsieur Goblet, tous les républicains ne sont pas d'accord sur l'organisation de la République, mais cela tient peut-être à ce qu'il y a des gens qui ne sont républicains que lorsqu'ils n'ont pas la République.
Une Faute.
M. Clemenceau a eu tout à fait raison quand il a dit que la loi sur l'enseignement obligatoire était une loi de liberté. Là-dessus, nulle contestation. Il est évident que le mot : obligatoire est un mot trompeur. Vouloir que l'enfant ne soit pas ignorant, cela correspond à vouloir qu'il ne soit pas maltraité. La loi ne fait que protéger son droit à l'instruction, comme elle protège son droit à la vie contre ceux qui prétendraient le lui enlever. Autrefois, dans les temps antiques, le père avait droit de vie et de mort sur son fils. Il est évident que lorsqu'on a supprimé ce droit, on a enlevé une liberté au père mais on l'a donnée au fils. La liberté de chacun s'arrête où commence celle du voisin, de même, la liberté du père s'arrête où commence la liberté de l'enfant.
Là-dessus, je le répète, nulle liésitation. Le