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CHAPITRE IV

INÊVtDENGE DBS CROYANCES RELIGIEUSES.

De quelque côté que nous tournions la vue dans le

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sujet qui nous occupe, aucun objet n^est plus près de nos regards que la croyance religieuse elle-même ; c'est dans sa nature même que nous avons à puiser nos premiers arguments.

Toute croyance religieuse a un caractère qui doit nous frapper, c'est Yinévidence. Ce mot ne saurait blesser les partisans d'aucun corps de doctrine, après que nous aurons expliqué le sens que nous lui attribuons, et qu'il a véritablement. Sans doute il est nécessaire que le dogme auquel nous nous attachons se présente à nous avec tous les caractères propres à le faire recevoir; en d'autres termes, il est nécessaire que nous soyons profondément convaincus de sa vérité, soit par les qualités des témoins, si ce dogme a pour base un fait historique, appréciable aux sens ; soit par l'accord de l'idée avec notre conscience, notre raison et l'expérience, si c'est une vérité spéculative.

Mais cette certitude n'est pas V évidence. Ce mot, qu'on a beaucoup trop prodigué , désigne une qualité de l'objet; le mot certitude exprime plus particulièrement un état du sujet. L'évidence est dans l'idée ou dans le fait ;* la certitude est dans l'homme qui prononce sur ce fait ou sur cette idée. La certitude est simplement le repos de l'esprit qui a cessé de douter ; l'évidence est le caractère que possède une vérité, lorsqu'elle se présente d'elle-même à toute intelligence qui ne se refuse pas à la connaître, de même que la lumière du soleil frappe mes yeux pour peu que je consente à les ouvrir, et même perce à travers le voile à demi transparent de mes paupières abaissées. Dans ce

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