QUE3TI0H DE DROIT POSITIF
one origine moins respectable. Notre clergé se sentira d'autant plus encouragé à réclamer ces institutions, ^^ elles existent dans un grand nombre d'églises prolestantes. Il faut espérer qu'il aura à cœur de sortir de fétatde dépression (je n'ose dire davantage) oij il s'est laissé réduire au grand dommage de l'Ë^lise et de la «ociélé {{).
Cet examen sévère, ce zèle à revenir aux monumentt 4e la piété de nos pères, s' étendant à tous les points de dogme et de discipline, répandra peu à peu beaucoup de vie dans l'Église. Et c'est pour cela que nous désirons qu'on réimprime d'abord les Ordonnances ecclé- Mastiques (2), comme Va demandé, le 12 mai 1829, un ^norable membre du Grand-Conseil, puis aussi (car ees livres ont au moins la même autorité) la Confession 4e foi helvétique, et les Actes du Synode de Berne. Peut- 'jêtre la publication de ces respectables documents projfluira-t-elle sur beaucoup de personnes une imprea- ■ion semblable à celle que reçut le roi Josias à la vue du livre de la loi retrouvé par legrand-prôtreHilkija.
(1) ■ Dans lea gireaiien temps le peuple avait prol)ablcment loule l'auc lorilé 1 car les apûlres ont nionlré par leur exeaiple qu'on ne [luii itéel-
■ der aucune affaire de conséquence sana le consenlement de la commu-
■ Iiaulâ. VoirAcles, I, 15-3B; VI, 3-0 ; XV, 4-33. » (Mohhkui, Tome I.) — On peut conclure île ces pas-uges que l'iniliative apparicilall aux apâires •t ain anciens Nunis, et les décisions i l'assemblés, au peuple cliréllen. Il Vullletnina raison de dire: «Le peuple ne ponvalt prendre aucune té-
■ solution qu'apr£s mûre déllliérailon du sénal des anciens ; les anciens ne « pouvaient rien que par l'approbation du peuple as^mblf. u [Vollirhih, Cùniidérationa sur les mœurs, le culte et le gouvernement de l'Églùe ^irélientie, page 183.) On sali que le peuple de Rome, qui a gardé le souvenir de ces lnslUullons,aplas d'une fola réclamé le droit d'élire le iiajw. — Voyez Neahdeb, Histoire Ecclésiastique, Tome I, partie I, page IM, 193 et U07.
ICI ■■ Note t la fin de VEttai lur la conici'cnce.
411) jmé\ »yft H cQi(sq]Wim«
Mc^ia le premier effet de çett^ put^lieation effioieUe seri^ de montrer avec opmbien peu de droit des miniatreâ de rÉgli^ natiein^le ont été gêné» danft r^;3^erei0» de leur ministère^ et des laïques pieuii dapu I0 dételaih pement de leur gèle. Et peutrêtrçi renqnçerii-lHort alerta £i mple^ter dBS hommes dot^t l'unique toil a été de prendre au sérieux les prescriptions de nos Uvreâ âym* lH)liquea (4)^
Qar^ i) faut le dire^ ce n'est pas seulemeftt eontre Id sebiepae qq^ des mesures de rigueur emt été eiieroéw. Des faits nombreu^i prouvent que des dém^rcbe^ ftoniseulemw^ très ii^nocentes, niftis encore tpèa louabJea^ ont d^Wlxé à leui»^ auteurs de ^yèfes répriiïlltîidea de lu pairt de T autorité (2) et des veiiationft de la piapt du peuple, L'oBUvre des missions eiitrayée, les visites des
(1) C'a été le tort primitif de la plupart de nos dissidents. Au moment de la promiilgatioa dei la lo! da 30 maiy 11 n'f avait qwt pe« de aépartti Ce sont des rigueur^ imprudentes qui en on^ augmenté le nf»mbre ; ç'et^ depui» la loi que les Égifâes séparééâ ont ptïs de la consistance. En Sotte g^^em pourrait dire s^m trop çxagérer que li| dissidence e^ pée de- la lai contrç la dissidence. Grande leçon!. Et tout comme la ^oi, en général, a en cet effet, cbaqye application de cette même loi a eu des eflété anakn gués. On voit par là que les mesures répressives en matière de religion sont certainement efficaces, mai^ au rebours de rinlention qui les à dictées.
(2) II y en a de nombreux exemples. Ceux de MM., Vuliiémoz e( yiQ9i|e| sont assez connus. Envoie! d*autrcs. Ln pasteur avait repris un^ foncUop qu'il avait le droi^ d« faire, mais qi)Ml lui étajt permis de confier aq régent, comme ravalent fait plusieurs de ses prédécesseurs : c*éUit une prière, ^ laquelle les méditations du pasteur attiraient bon nonibre d'auditeqrs. Il Y eut [plainte, et le pasteur reçut ordre de céder sa chaire au régent. — I4Ç8 domestiques d^un autre pasteur se rendent 4 une réunion de oïisçions: peu de temps après, un gendarme apporte à ce pasteur une lettre de l'autoritéf qui veut savoir si cet ecclésiastique a autorisé ses domestiques i participer ^ ^ç pareils désordres. — Un ^utre pasteur visite une paroisse qu'il a précédemment desserviç. H assiste au sermon du suflragant^ dîne avec lui, accepte une invitation chez des gens de la paroisse pour le soir. La journée se termine par une méditation sur la 3ible. Il repi^rt, A quelque
QUESTION DF [iROIT PQaiTIP. 471
malades interdites à uu ecclésiastique, une école du dimanche fermée par ordre de rauforité^ sans que d'ailleurs il fût possible d'attribuer à ceux qu'atteignaient ces mesures d'autres doctrines que celles qu'admet l'Église réformée ; ces faits et beaucoup d'au- Ires prouvent assez qu'on ne se fait une juste idée ni des institutions des Églises rérormées, ni de l'indépendance des ministres de cette Église, ni de leurs de- -voirs, et, pour tout dire en un mot, qu'en voulant frapper le schisme, on a atteint l'Évangile.
Tout cela est nouveau et dur à bien des OTeilles; mais il était temps de le dire. Puisqu'il n'est pas potelé d'invoquer le droit naturel sans se voir taxé ^'idéologie et d'extravagance, puisqu'on rappelle sans 'jjesse les défenseurs de la liberté au droit positif, ils descendront aussi sur ce terrain ; et au nom du droit ipositif ils réclameront tout ce qu'on leur a refusé. Et 'lorsqu'on invoque les livres symboliques contre les dissidents , ils invoqueront ces mêmes livres en leur Êveur ; ils feront plus : ils les invoqueront en faveur du christianisme méconnu.
Cependant, je le déclare, quelque parti qui se puisse lirer du droit positif dans l'objet qui noua occupe, je '
fcnipi de là II re^oil un mundat de comparaître dersiil le Juge de pslx ào fCrcle, comme priivemi d'avoir pris pari i une réunion de secuims. ~ procédure H'Iostruil contre ce pasieur, el il a dr^Jï dil comparaître de- Bne comnlHlou d'enqii«ie, dont le président m trouTC étrt un ulbo- ^ue romilii. Quanl aux désagréments essuyés par des laïques, on se rap-
Cque Uademoiselle G., Anglaise et anglicane, accusée do parler du on i iJei propoiiBDH qn) fréquentilent sa maison, refut ordte il* Sitter le pays; la même chose esl arrivée a M. H., ecclésiastique wiirnbergeols, pour une lettre adressée par lui à un ecclésiastique rauilols, (■TMirde la liberté deeonKlenra.
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désire qu'une autorité plus élevée, celle du droit na* turel, décide à jamais la question. Je désire que les cœurs vaudois soient frappés enfin de la cruelle injustice qu'il y a à priver une communauté du culte où elle trouve ses consolations, ses espérances et ses motifs à la vertu. Adversaire de la séparation, je plaide pour les séparatistes opprimés ; je plaiderais de même pour les sociniens et les unitaires, si, ce qu'à Dieu ne plaise, leurs doctrines prenaient faveur dans notare pays. Je plaide avec conviction ; car ce n'est pas sans convicfion qu'on s'attache à une cause impopulaire. Mais je plaide aussi avec foi ; car je sais que cette cause approche du jour de son triomphe. Je lis ce pressentiment dans le cœur de ceux qui la combattent ; ils n'ont pas foi à leur œuvre, parce qu'ils sentent que Dieu ne la reconnaît pas pour sienne ; ils se débattent avec découragement contre cette force dé la vérité, qui n'aura pas triomphé mille fois des plus puissants adversaires, pour venir au dix-neuvième siècle expirer à leurs pieds ; ils prévoient, sans se l'avouer, la chute d'un système d'oppression honni dans tous les pays civilisés. Hœret lateri lethalis arunde. Dans peu d'années la liberté des cultes sera légalement assise dans notre canton ^ mille cœurs avec le mien tressaillent de joie à cette douce pensée; la prière a demandé ce triomphe. Oui, de tous les points du monde chrétien, la prière a demandé, pour ce petit coin de terre, la liberté de conscience. Un étemel ami, que nous avons vu sur la terre, et que notre foi contemple dans les cieux, a demandé pour nous cette
I DROIT POSlTir.
victoire à -son père. Nous l'obtiendrons ; toute-puissante : Hoc signa vinces !
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