‹ La liberté des cultesChapitre 113 sur 116 · DOCUMENTS ECCLÉSIASTIQUES · texte numérisé non relu

DOCUMENTS ECCLÉSIASTIQUES

En nommanl ensemble ces documents, je suis loin de les metlre sur la même ligne. I,es Actes du Synode de Berne et la Confession de foi helvétique sont les ouvrages de l'Église même, statuant librement sur ses croyances, sur son culte et sur sa discipline. Les Ordonnances ecclésiastiques, émanées plus tard de l'autorité civile, sont un acte purement réglementaire, entièrement sul)ordonné aux trois autres. Tout ce qu'elles pourraient renfermer de contiaire aux documents que nous avons d abord nommes est illégal par cela même et abrogé par le fait \msi, tout le litre Wli des Ordonnances, remettant la nomination des pasteur» au corps ecclésiastique et à l'autorité ci\ile, sans nul concours de l'Église, tombe devant l'article S du chapitre WIII de la Confession helvétique, où nous trouvonb ce^ mois a II faut que les mianistresde l'Église soient appelés et élus par une élection a ecclésiastique et légitime^ c'est-a-dire, qu'il faut qu'ils a soient élus d'une manière religieuse par l'Église même, ou o par des gens députés de l'Église pour ce sujet. »

Une ordùnnance n'est qu'un acte du pouvoir en exécution d'une loi antérieure , ou du moins en conformité avec l'ensemble de la législation du pays. A cette condition seulement elle a force de loi. Si donc on réimprime les Ordonnances ecclésiastiques, le premier soin qu'il faudra prendre, ce sera de les mettre en harmonie avec les actes d'origine supérieure que j'ai mentionnés plus haut. Mais puisqu'on parle de réimpression, ce sont ces actes mêmes qu'il importe de réimprimer. On a lait entendre que les Ordonnances seraient fort utiles

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