‹ La liberté des cultesChapitre 50 sur 116 · ORIGINE ET BUT DE LÀ SOCIÉTÉ CIVILE · texte numérisé non relu

ORIGINE ET BUT DE LÀ SOCIÉTÉ CIVILE

Pour démontrer l'indépendance mutuelle de la so-

(1) Voyez Bacoic, Serm, fid, XX! V, de Inrwvationihus , page 126, $ub fliiem.

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ciété civile et de la société religieuse, nous avons à e;&aaiiuer quels sont 1^9 fondements de Vune et de l'autre.

Des besoins et des intérêts ont donné naissance à k société civile ; c'est par eux et pour eux qu'elle subsiste; la nécessité est son lien primitif; et c'est aussi la oon* trainte qui la conserve. Il a plu à Dieu d'attacher à ce rapprochement des individus de grands avantages mo* raux ; mais ce n'est point en vue de ces avantages moraux que les individus se sont rapprochés ; ils n'ont eu en vue que la conservation, et plus tard, le bien-être. Ils forment entre eux une ligue contre une nature taiH tôt avare, à laquelle ils veulent arracher des dons, tan* tôt ennemie, dont ils veulent conjurer les attaques, et contre des espèces mieux armées, qui pourraient les accabler si elles avaient la puissance de la sociabilité. Cette ligue se soutient et dure, parce que les dangers 0t les ennemis sont toujours présents.

Des penchants plus désintéressés, des besoins plus élevés, une vive sympathie, peuvent entraîner l'un vers l'autre de nobles cœurs, et former de généreuses amitiés ; mais ces convenances, qui donnent naissance à des sociétés particulières, n'ont point formé la société civile, et ne sont pas plus les causes de sa continuation qu elles n'ont été les principes de son établissement (1). Le gouvernement, qu'on a appelé le moyen de la société^ ne repose pas sur des idées morales; il n'est que le représentant, et, si j'ose le dire, l'agent de ce com-

(1) Voye* le Mémoire de M. de Momtlosier, chap. VII, page 244.— Voir, pages 24-27, dans V Avertissement écrit in 1834} U» rtstrictiont do Tauteur & cette assertion. (Éditeurs,)

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