DES DEUX SOCIETES
elles s'ignorent en quelque sorte mutuellement, et elles sont absolument incapables, l'État de porter le trouble dans l'Église, l'Église de produire aucune agitation dans l'État.
Cest pourquoi, à l'aspect des maux sans nombre dont la religion a été le prétexte ou l'instrument, rapportons-en la cause à cette erreur fatale qui a établi, entre deux institutions indépendantes, des relations forcées et inévitablement funestes, qui, en substituant à l'influence morale un empire physique, a dénaturé et faussé le caractère de ces deux sociétés à la fois.