‹ La liberté des cultesChapitre 54 sur 116 · DES DEUX SOCIETES · texte numérisé non relu

DES DEUX SOCIETES

elles s'ignorent en quelque sorte mutuellement, et elles sont absolument incapables, l'État de porter le trouble dans l'Église, l'Église de produire aucune agitation dans l'État.

Cest pourquoi, à l'aspect des maux sans nombre dont la religion a été le prétexte ou l'instrument, rapportons-en la cause à cette erreur fatale qui a établi, entre deux institutions indépendantes, des relations forcées et inévitablement funestes, qui, en substituant à l'influence morale un empire physique, a dénaturé et faussé le caractère de ces deux sociétés à la fois.

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