BES SECTES
loin de donner à loul accord apparent le nom d'imit*^. Bacon signale deux sortes d'unités qui lui paraissent également trompeuses : Tune qui ne fonde la paix que sur l'ignorance ; l'autre qui n'existe que par le rapprochement forcé des principes les plus hi^térogènes et les plus contradictoires ; unité précaire et qu'un rien peut dissoudre. « Car le vrai et le faux, dit-il, ressemblent « au fer et à la boue dont se formaient les pieds de « l'image vue en songe par le rai de Babylone : ces <c deux substances peuvent adhérer, mais ne sauraient o s'incorporer l'une dans l'autre (1). n
Il est terai» de mettre des bornes à ce long plaidoyer, et de présenter en peu de mots nos conclusions. La léparation absoliie de la société religieuse et de kt loeiélé civile, voilà ce que la rigueur du raisonnement, l'inlérèt de la religion et celui de l'humanité nous pressent de réclamer (2). Mais, convaincu que ces biens dont la civilisation nous a fait goûter les prémioe», I sont réservés par la Providence pour un avenir plus rOu moins éloigné, adversaire de ces révolutions bnis- 9ues et soudaines qui sont plutôt le fruit de l'impaaice que du vrai zèle, nous nous contentons d'avoir
(1) B*coM, Serm. fiil. UI, rf? Vnilate Ecclesiar. — C'est surtniil dans
» siècles où les bommcs, i force lie corniplion, oni perdu tojlc puls-
noe de croire el d'aimer, et rddiitsent toute» leun prétentions t c=IIb
i^^ftan égoUme tranqu'lle ei iaolTeD^f, qu'on volt régner cette manie de (u-
" prétexte de procurer ta paix, réunit les éMmenls les plus
iritet, «I énene tcules ies croyances pour ios rendre louli^i compa-
>Xet.. Serait-ce malheureusement un des cararlèrcKde notre époque?
ça) Celle conclusion, qui porte la daio de 1826, renferme déjà en genne
I'WM* de i'Suat publi* par M. Vinet, en IBAl, aur la maniftatalian du
n»aw.-iaiimi religieuses et sur la sépai'ation de l'Église et de l'État. (Édi-