‹ La liberté des cultesChapitre 80 sur 116 · I0TI · texte numérisé non relu

I0TI

NOTE II, page 63,

G0IIVIR8ION8 HTFeeRITBS.

« Puisque voq^ désirez savoir nies sentiments sur la prétendue extirpation de l'hérésie en France, je suis ravie de vous les dire sur un si grand sujet. Comme je fais profession de ne craindre et de ne flatter personne, je vous avouerai franchement que je ne suis pas fort persuadée du succès de ce grand dessein , et que je ne saurais m'en réjouir comme

d'une chose fort avantageuse à notre sainte religion De

bonne fdi, étes-vous bien persuadé de la sincérité de ces iiouveaux convertis? Je souhaite qu'ils obéissent sincèrement à Dieu et à leur roi; mais... je ne voudrais pas avoir sur mon eempte tous les sacrilèges que commettront ces catholiques fereés. »

(lettre de Christine de Suède â M. de Terion, insérée par

Bayle dans les Nouvelks de la République des Lettres,

mai 1686.)

« Ce sont de mauvaises conversions que celles qui §e font parla force, ou par l'appât des avantages temporels... Vivekient frappés de cette vérité, les méthodistes en Angleterre, fixrmant un établissement dé bienfaisance à Manchester {benevokni or étrangères friend society) exclurent expressértiént de ses avantages tous les membres de leur parti, de peur de donner lieu à des conversions hypocrites. Il y a plus : dès qu'un bénéficiaire de' cette société vient à en embrasser le oalte, il cesse d'être bénéficiaire. A la vérité, il n'est pas abandonné dans le besoin; mais les secours lui parviennent d'tme maDièl*e qui lui est bien moins commode.»

NOTE ni , page 64.

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