SUR LES SECTAIRES
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On écrirait facilement un volume sur les nombreuses héfésies de M. M** ; et peut-être faudraitril l'écrire pour édairer complètement ces questions graves que M. M** tranche en quelques lignes; mais il n'est pas impossible de montrer, en presque aussi peu de mots, la iaiblesBe de ses arguments. Suivons Tauteur pas à pas.
a Ce n'est pas moi, dit-il, qui contesterai l'indépen- « dance des opinions religieuses , mais c'est sous la « condition qu'elle ne se manifeste pas par des actes « dangereux pour l'ordre public et le repos de mon « pays. »
Fort bien jusque-là; mais qu'est-ce que des actes dangereux pour tordre public , etc. ? C'est ce que l'auteur devrait déterminer. En effet, toute la question est là. Ce n'est point des opinions, ce n'est point du culte que l'État doit s'informer : c'est des faits. Il importe donc de préciser quels sont les faits que l'État doit réprimer. L'auteur de la lettre nous le dira-t-il plus tard?