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I. LA LIBERTÉ.— LA LIBEHTÉ ET LES SCIENCES MODERNES

un cerveau de criminel avec la bifurcation de la scissure de Rolando (1). Tous ces cas cependant sont exceptionnels, mais il en est un au contraire très fréquent: le développement exagéré du cervelet, contrastant avec le développement du cerveau, chez presque tous les criminels.

En résumé, le criminel a pour signe physiologique %"?• quelque laideur parfois indéfinissable de la face ou qn*»des membres; pour signe anatomique, quelque anomalie du crâne ou du cerveau ; et, devons-nous ajouter, pour signe psychique, l'absence de sens moral. Car, l'expérience le montre, ce n'est pas l'intelligence qui manque d'ordinaire, c'est le cœur, l'afTectivité, la sensibilité morale ; — Lemaire, Tropmann, Marchandon sont des exemples frappants ; — et parfois même la sensibilité physiologique fait défaut, quoique le nombre des analgésiques parmi les criminels soit relativement restreint.

Mais les criminalistes, enhardis par ces découver- Lessous-

, types en-

tes, ont pousse encore plus loin leurs prétentions. Non mineis.

seulement il y aurait un type générique du criminel, mais autant de types spécifiques que d'espèces de crimes.

D'après Lombroso,r«55a552'n a le regard froid, cristallisé, quelquefois l'œil injecté de sang, le nez souvent aquilin ou crochu, toujours volumineux; les oreilles longues, les mâchoires fortes ; les zigomes espacés, les cheveux crépus, abondants, les dents canines très développées, les lèvres fines, souvent des tics nerveux et des contractions d'un seul côté de la figure, qui ont pour efi"et de découvrir les dents canines, en donnant au visage une expression de menace ou de ricanement (2). — Chez le voleur, la capa-

(1) Cf. Lombroso, Anthrop. crim., ch. 1.

(2) Lombroso, L'Uomo delinquente.

On con-

nisme.

cité crânienne est moindre que chez le meurtrier. De plus, il présente le plus souvent les anomalies désignées sous le nom de submicro-céphalie, oxycéphalie, et trochocéphalie. En outre, il a le visage extrêmement mobile, l'œil petit et vif, les sourcils épais et rapprochés, le nez camus, le front presque toujours petit et fuyant (1).

La criminologie est une science encore trop jeune déîexZ- pour que nous puissions exiger d'elle immédiatement la description de tous les autres types spécifiques. Mais si ces types ne sont pas encore trouvés, l'avenir les découvrira sûrement. Les types découverts eux-mêmes ne sont guère que des ébauches de types, très imparfaites,assurément, maison escompte encore l'avenir que l'on charge du soin de découvrir les types définitifs. En attendant, les criminalistes se hâtent de conclure que le vice ou la vertu ne sont qu'un produit de l'organisme, et partant héréditaires, comme l'organisme lui-même. On naît vertueux ou criminel, et la liberté n'est plus qu'un mot. criiique ^^ sout CCS couclusious qui nous paraissent dépasser de beaucoup les prémisses, et que nous voudrions en quelques mots réduire à de justes proportions.

Nous reconnaissons volontiers que la criminologie a fait de nos jours, comme beaucoup d'autres sciences, de véritables et rapides progrès. On a mis en lumière, par une accumulation de faits nouveaux, des vérités relativement anciennes, telles que l'étroite dépendance du physique et du moral, la puissance de l'hérédité qui, en transmettant l'héritage physique avec ses tendances saines ou morbides, transmet souvent, quoique pas infailliblement, des tendances

(1) Lombroso, ^7j//i»'op. crim., ch, 1.

de cette conclusion.

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