PRINCIPE RÉGULATEUR DE LA LIBERTÉ
La L'homme est donc libre. Sa conscience le proclame
Lml»s: clairement ; sa raison à son tour serait impuissante à comprendre qu'il en fût autrement, et qu'une intelligence capable d'idéal, ne fût pas capable, en présence de chaque objet créé, de désirer mieux, et partant libre de refuser chacun des biens imparfaits que cette vie nous offre (1). D'autre part, c'est en vain qu'on fait appel à la science moderne pour contester ce double témoignage. La vraie science, celle qui n'outrepasse pas ses justes limites et qui n'affirme pas plus qu'elle ne sait, n'affirme rien d'inconciliable avec la liberté. Bien au contraire, si elle est modeste, elle ne craint pas de reconnaître sa complète incompétence pour diriger la vie humaine, et de faire appel à une science plus haute, qui la complète et la couronne, la science de l'action, la science morale, qui peut seule nous apprendre à bien vivre et à bien user de notre liberté. P'^" C'est cette science dont il nous faut exposer les au-
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^l'^^"" très principes fondamentaux, car la liberté ne suffit pas à la fonder. Si la liberté pouvait choisir tout ce qui lui plaît, selon son caprice et son plaisir, sans se soucier de ce qui est bien ou mal, prescrit ou dé-
(1) « Necesseest quod homo sit liberi judicii, ex hoc ipso quod rationalisest. » S. Thomas, la, q. S'3, a. 1 ; — 1« 2», q. 13. a. 6, ad2q. 24 de Veril., a. 2, c.