I. Commençons par examiner la morale indépendante
indépen- dc toutc idée métaphysique. Après tout ce qui a été Toute^ déjà dit jusqu'ici des fondements nécessaires delà métaphy- uioralc, nous pourrons être plus court, s.que. Q'est sans doute mus par d'excellentes intentions que certains esprits, fâcheusement impressionnés par les hésitations et les divergences d'opinion des philosophes en métaphysique, ont essayé d'élever la morale au-dessus de ces discussions, en la construisant en dehors de toute base métaphysique. Ils espéraient en cela, dégager la morale de toutes les incertitudes de la métaphysique et lui donner une autorité incontestée. « Nous voulons aller, écrivait M.Secrétan,de la morale à la religion, et même à la métaphysique, mais nous ne fondons la morale ni sur la métaphysique ni sur la religion (1). »
Malheureusement leur entreprise est aussi chimérique que celle de l'architecte qui, pour éviter de bâtir un palais sur un sable mouvant ou sur une pente d'argile, se déciderait à le bâtir « en l'air >, sur les nuages.
Exemple Ou uous objcctc que d'autres sciences, — celles qui
des autres sciences .
(1) Secrétan, Le Principe de la morale, p. 119 et suiv.