III. (.lUIHjij, . — MOHALES INDÉI'ENDANTES
font le plus de progrès, — se passent fort bien de métaphysique, et ne s'a[)puient que sur les faits expérimentés, sans avoir besoin d'en examiner l'origine ou la fin, ni d'en rechercher la nature. Ainsi la géométrie et la mécanique ne s'appuient que sur les faits vulgaires de l'espace et du temps.
Accordons-le, pour abréger la discussion, car l'assertion est très contestable : le géomètre et le mécanicien supposent assez souvent des notions qui ne relèvent pas de l'expérience sensible, mais de la raison pure ou de la métaphysique; telles sont la divisibilité à l'infini de l'espace et du temps, l'indivisibilité du point et de l'instant, le continu de la ligne et de l'espace, le nombre des dimensions possibles de l'espace, la non-réversibilité du temps, etc..
Mais alors même que certaines sciences positives pourraient se passer, plus ou moins, de notions métaphysiques, la morale pourrait-elle s'en passer également?
Nous ne le croyons pas. Bien loin de n'avoir avec Besoins