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cipe OU le point d'appui qui permet à la volonté de se mouvoir elle-même, en déterminant cette volition générale de la lin, par la volition des moyens particuliers.
Mais comment se fait cette détermination, cette Timmis-
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évolution du ^^énéral au particulier, du plus au moins, ""^y"'»- — ou plutôt comment Dieu y concourt-il? C'est là évidemment un grand mystère, dont on a apporté les explicalionsles plusdiverses. Thomisteset Molinistes se sont divisés et subdivisés en groupes variés, qui sont encore loin d'avoir dit leur dernier mot. Les uns exigent unenouvellepr^mo^iondela volonté ; les autres, avec plus de vraisemblance, n'exigent plus qu'un simple concours, une simple assistance maintenant l'être dans l'existence et dans l'action ou dans révolution de son action.
Quoi qu'il en soit, l'accord semble facile sur trois Trois points essentiels : 1" Dans ce concours, ce n'est pas a<=i"'*- Dieu qui agit à notre place, mais il nous fait agir et agir librement, c'est-à-dire qu'il se contente de nous donner et de nous maintenir tout ce qu'il nous faut pour agir nous-mêmes et nous déterminer librement;
2° Aucune explication de ce concours n'est admissible, si elle détruit la liberté humaine ;
3° Ce concours de Dieu, sans lequel nous ne pouvons rien, est prévu et déterminé, de toute éternité, dans ses libres décrets.
La conséquence la plus claire de tout ce débat, c'est que- notre raison, toujours courte par quelque endroit, peut ignorer comment Dieu nous fait agir librement, mais qu'en cela rien n'est au-dessus de la puissance divine. La liberté n'a donc rien à craindre d'un tel concours, puisqu'il est de telle nature qu'il produit en nous la liberté, bien loin de nous la ravir.
»)La La prescience divine n'est pas une objection dont ce divine, la poi'tée soit différente. Elle prouve seulement notre ignorance sur la manière dont Dieu connaît les futurs libres, et nullement l'ignorance de Dieu. L'explication la plus simple serait peut-être de penser que cette prescience n'est pas une prévision, dans le sens humain de ce mot, mais plutôt une vision actuelle, réternité divine embrassant dans un seul acte le présent, le passé et le futur.
Dieu voit et pénètre à fond non seulement les dispositions de la liberté de chaque homme, à tous les moments de son existence, par une « supercompréhension des causes > comme disent les Molinistes, mais encore il voit les futurs dans ses libres décrets, par lesquels il a décidé de refuser ou d'accorder son concours indispensable.
Or la vision, la simple vision d'un fait, n'influe nullement sur l'existence ou la non-existence de ce fait ; la vision d'un acte libre n'est donc pas de nature à faire que cet acte soit nécessaire, soiiiiion L'opinion qui subordonne la prescience et le conmoyenne. (jours dlvius EU bou plalslr du libre arbitre, ne nous parait pas moins exagérée que celle qui fait subordonner et dominer entièrement le libre arbitre par la prescience et l'action de Dieu.
Toutes ces explications extrêmes ont le tort d'être trop humaines, j'allais dire qu'elles sont anthropomorphiques, car elles assimilent trop l'action de la cause première à l'action des causes secondes, la science de Dieu à la science de l'homme. En nous, tout est soumis aux lois du temps et de l'espace ; en Dieu, tout y échappe ; en nous, il y a toujours un avant et un après; en Dieu, rien de semblable. Par conséquent la science divine n'est ni antérieure, ni postérieure à son objet; l'opération divine n'est ni antécé-