‹ La libertéChapitre 15 sur 85 · Voy. MémoirBi de SairUSitfnon , t. XI, p · texte numérisé non relu

Voy. MémoirBi de SairUSitfnon , t. XI, p

iîO INTRODUCTION.

quet de la grand'chambre du parlement pour se rendre à leur rang de pairie , ou s'ils prendraient, comme les autres pairs , les deux côtés du carré. Nous en rigns , parce que nous ne savons plus comprendre.

En fait, la lutte du parlement contre l'autorité royale , n'aboutit jamais qu'à des troubles. Sous la minorité de Louis XIV, le parlement fut factieux. Il marcha droit plus tard , parce que Louis XIY le tint rudement dans sa main. Il fut pourtant sur la fin du règne , privé du droit de remontrance \ Il releva la tête sous le régent; sous Louis XY, sous Louis XVI, ce ne furent que luttes perpétuelles. Le parlement osa dire en face à Louis XVI « qu*on n'avait recours aux lits de justice que pour manifester des volontés contraires aux intérêts de la nation*. » La seule bulle Untgenitus nous montre le parlement tour à tour menacé, flatté, proscrit, décimé, exilé. De 1771 à 1 788 , de Maupeou à Lamoignon , l'histoire des parlements n'est qu'une suite de coups d'État de l'autorité royale et de rébellions des parlementaires , de remdntrances factieuses, et de réponses despotiques. Le roi reproche au parlement d*être une aristocratie', de s'opposer à tous les progrès, et d'être un

1 . 24Téyrier 1 673. Sous la régence du duc d'Orléans, le 2 1 août 1718, un arrêt du conseil interdit de nouveau au parlement tout« immixtion dans les affaires de TÊtat.

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