‹ La libertéChapitre 65 sur 85 · Cf. M. Demolorobe, Traité des successions, 1. 1, p. k · texte numérisé non relu

Cf. M. Demolorobe, Traité des successions, 1. 1, p. k

perpétuité du pcitrimoine? Ce sentimeut est excellent sans doute, il est nécessaire ; il est le fondement des bonnes mœurs; mais il n'est pas assez ëvidemment indispensable pour justifier à lui seul un empiétement de TEtat sur l'autorité paternelle.

S'agit-il simplement pour l'État de prendre en main les intérêts des enfants, comme lorsqu'il écrit l'obligation pour les parents de les nourrir, de les élever et de les entretenir'? Évidemment non ; sa sollicitude pour l'intérêt des enfants doit aller jusqu'à leur garantir la première éducation; mais l'enfant une fois élevé et parvenu à l'âge de la force, il n'y a plus de raison pour que l'Etat prenne fait et cause pour les espérances de l'enfant, contre la possession du père. Tout au plus intervient-il dans les cas de folie', ou de prodigalité tellement constatée , que les restrictions imposées à la liberté du père dans l'intérêt des enfants, profitent à la fois et aux futurs héritiers, et à l'interdit*.

S'agit-il enfin, dans la fixation d'une quotité disponible, de tenir compte de la diversité des sources qui alimentent la fortune paternelle, des successions que le père a recueillies et qui sont plutôt dévolues à la famille qu*à sa personne, des apports de la mère, qui profitent à la masse jusqu'à l'époque des reprises, et des gains des enfants, qui^ par une disposition

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