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Art. 6 de la loi du 11 août

subsister après la nuit du 4 août et la Déclaration des droits de rhomme et du citoyen; cependant les pro- ' priétaires d'esclaves parvinrent à accréditer la croyance qu'on ne pouvait abolir Tesclavage sans détruire les colonies.

Cet infâme préjugé, qui chasse les esclaves de la communion humaine, et qu'on gémit de trouver dans Aristote, servait peut-être sourdement ces propriétaires de troupeaux humains.

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La Constituante déclara par plusieurs résolutions successives qu'aucune modification à l'état des personnes dans les colonies ne serait décrétée par la métropole, si elle n'était expressément demandée par la représentation locale. Cette situation, qui constituait un déni de justice, poussait les noirs à la révolte, et ne rassurait les blancs ni pour leur propriété ni pour leurs personnes. Enfin, en 1794, la Convention abolit Tesclavage sur tout le territoire de la République*. Roger- Ducos demanda même' que tout Français qui, en quelque partie du monde étrangère à notre territoire, posséderait des esclaves, fût déchu delà qualité de

1. « Quelle folie 1 est-ce qu'un esclave est un homme? » (JuTèaal, Satire Yi, v. 223.)

2. Séance du 16 pluviôse an ii (4 février 1794). c La GonveatioD nationale déclare abolir l'esclavage des nègres dans toutes les colonies ; en conséqueoce , elle décrète que tous les hommes , sans distinction de couleur, domiciliés dans les colonies , sont citoyeas français, et jouissent de tous les droits assurés par la Constitution. >

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