CHAPITRE II
CEîT CONDITIONS SONT-ELLES REMPLIES
Je suis fSché de Te dire, jamais la conscience n'a Jou un si petit rôle dans notre Kttérature. A part certaines branches, et les moins littéraFres de toutes, où circule la Khre pensée parce que lia sève d'une conviction n'a pas cessé d*y coul'er, elfë languit misérablement.
Ce ii^est pas que les talents fui fassent défaut. A aucune époque nous n'avons eu autant d'hommes sachant écrire^ ce qu'il se dépense chaque jour d'habileté dans les journaux, dans liss revues et chez les nombreux éditeurs de Paris est à peine croyable. Mais où trouver, si ce n'est; chez quelques économistes, chez quelques politiques et quelques historiens, une foi quelconque, Ja poursuite d'un but sérieux et d'un idéal quelconque?'
C'est chose effrayante de constater à quel point notre littérature- actuelle est étrangère au sens moral. Le plus souvent , elle ne le rejette pas, elle l'ignoré. Il est tel écrivain remarquable, 'Balzac par exemple, chez lequel la question de moralitéf ne se pose jamais à propos de rien. Un adultère peut être une erreur de conduite, il ne sera jamais mie cause de remords. Les vieux combats de la. passion et du devoh?, qui tenaient une si