‹ La liberté moraleChapitre 3 sur 122 · NÉGATION DE LA VÉRITÉ · texte numérisé non relu

NÉGATION DE LA VÉRITÉ

La négation de la vérité tient de près à la négation du devoir. Pour mieux dire, c'est la même négation sous deux formes différentes. Dieu a écrit quelque chose en nous; loi morale et loi intellectuelle, obligation de faire le bien et obligation d'obéir au vrai, voilà deux règles fondamentales, indestructibles, impersonnelles, qui sont en nq^s et ne dépendent pas de nous, qui gouvernent les jugements de notre raison comme ceux dç notre conscience et posent les principes infaillibles dont l'application seule peut être faussée par nos ignorances ou par nos vices.

Les grands événeinents sont ceux qui s'accomplissent dans le monde de la pensée. Les servitudes qui se produisent au dehors ont toujours commencé au dedans ; si les âmes perdent leur fierté, si les caractères s'effacent, si les niveaux s'abaissent, si les sociétés se courbent sous le joug, soyez sûrs que l'homme a ébranlé une des colonnes sur lesquelles la liberté morale s'appuie, la foi au devoir ou la foi à la vérité.

Il est dei^ gens qui parlent de libéralisme et qui se moquent en même temps des principes, c'est-à-dire

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