‹ La liberté politiqueChapitre 22 sur 66 · Voy. Mémoires de Saint-Simon^ t. XI, p · texte numérisé non relu

Voy. Mémoires de Saint-Simon^ t. XI, p

«avoir si les princes légitimés traverseraient en diagonale le parquet de la grand'chambre du parlement pour se rendre à leur rang de pairie, ou s'ils prendraient^ comme les autres pairs, les deux côtés du carré. Nous en rions, parce que nous ne savons plus comprendre.

En fait, la lutte du parlement contre l'autorité royale n'aboutit jamais qu'à des troubles. Sous la minorité de Louis XIV, le parlement fut factieux. Il marcha droit plus tard, parce que Louis XIV le tint rudement dans sa main. Il fut pourtant, sur la fin du règne , privé du droit de remontrance^. U releva la tête sous le régent; sous Louis XV, sous Louis XVI, ce ne furent que lattes perpétuelles. Le parlement osa dire en face à Louis XVI « qu'on n'avait recours aux lits de justice que pour manifester des volontés contraires aux intérêts de la nation'. » La seule bulle Unigenitus nous montre le parlement tour à tour menacé, flatté, proscrit, décimé, exilé. De 1771 à 1788, de Maupeou à Lamoignon, Thistoire des parlements n'est qu'ime suite de coups d'État de l'autorité royale et de rébellions des parlementaires, de remontrances factieuses et de réponses despotiques. Le roi reproche au parlement d'être une aristocratie ', de s'opposer à tous les progrès, et d'être un obstacle vivant à l'unité du royaume*; les parlements reprochent au roi d'employer le pouvoir absolu à ruiner et à corrompre la nation'. Tout

1. 34 février 4673. Sous la régence du duc d'Orléans, le %A août 4718, ' un arrôt du conseil interdit de nouteau au parlement toute l^^niixtinQ dans les affaires de l'Éiat.

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