‹ La liberté politiqueChapitre 46 sur 66 · Voy. le rapport de M. Tbiers sur le bad|;el de iS^v · texte numérisé non relu

Voy. le rapport de M. Tbiers sur le bad|;el de iS^v

révolution de Février, la France payait 264807 906 francs k 174261 employés. La moyenne des traitements était de 1519 francs. Ainsi le gouvernement de Juillet avait créé 35431 emplois nouveaux. Je déclare que c'est peu. Le génie de l'administration, telle qu'elle est constituée, la porte nécessairement à créer des emplois. Les places à donner ont succédé, comme moyen de gouvernement, aux pensions et aux abbayes de l'ancien régime* Chaque système a sa lèpre. Aussitôt qu'un nouveau service est créé, ou qu'un service ancien prend de raccroissement, au lieu d'augmenter à la fois les attributions et le salaire d'employés déjà habitués au travail, qui se trouveraient ainsi récompensés, et qui feraient mieux la besojgne, on appelle un personnel nouveau, inexpérimenté. On regarde d'ailleurs comme un devoir d'étendre à tous les services le régime préventif, de diviser les fonctions, d'après le faux principe des spécialités, et de mettre sans cesse de nouveaux emplois à la disposition des agents supérieurs. Les chefs croient que le nombre de leurs subordonnés augmente leur considération. Ils aiment mieux démembrer leurs attributions, et avoir une place déplus à donner. Tout cela est à contre-sens. C'est l'autorité directe, l'action personnelle, qui fait l'importance d'un chef. C'est le petit nombre des employés qui fait la bonne gestion. C'est la réduction des salaires inutiles qui permet de rétribuer convenablement les fonctionnaire^, et d'alimenter largement les travaux d'intérêt général.

J'ai cité plus haut deux chiffres extraits d'un rapport de finances de M. Bineau^ Ces chiffres ne peuvent être qu'approximatifs. Il est très-difficile de connaître exactement le noiQbre des employés. En 1849, un représentant demanda qae la liste de tous les fonctionnaires et de tous les pensionnaires de l'État fût dressée par le ministre des finances^ imprimée, distribuée à la Chambre. Le ministre,

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