‹ La liberté religieuseChapitre 22 sur 33 · MADAME DE GASPARIN · texte numérisé non relu

MADAME DE GASPARIN

tES CORPORATIONS MONASTIQUES AD SEIN DU PROTESTANTISME. ■

En rompant avec le christianisme, en attribuant à la philosophie la direction suprême de l'humanité, le dix-huitième siècle a mis la religion en dehors de la science , il semble aujourd'hui que ce qui touche ce premier intérêt de l'homme ne soit qu'une question d'école et ne concerne que les théologiens de profession. Un vieux préjugé qui nous est particuHer a favorisé cette indifférence. Parler de religion a été, de tout temps, considéré en France comme une témérité de mauvais goût. Il est permis de croire ou d'être incrédule, mais non pas de remuer des problèmes qui ' forceraient à réfléchir. Ce préjugé, où il entre plus de légèreté que de respect, n'est guère moins fâcheux que le dédain des philosophes. Nous avons beau fermer les yeux pour ne point voir, la rehgion n'en tient pas moins la première place dans le cœur humain. Dans la vie pubHque, aussi bien que dans la vie privée, c'est un élément qui se mêle à toutes nos idées et à toutes nos actions. Il est plus d'un législateur, esprit fort, qui, sans s'en douter, ne croit qu'aux vérités de son catéchisme; il n'est guère de question sociale, économique, et même littéraire, qu'on n'entende de façon diverse chez les protestants et chez les catholiques. C'est donc une faute que de néghgcr

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